La Dîme
Dîme, mot dérivé de décime, ou dixième, est un prélèvement sur les récoltes pour assurer l'exercice du culte. Les dîmes doivent servir à l'entretien des curés et des besoins de l'église dans chaque paroisse. En fait les dîmes entretenaient le haut-clergé, les curés de paroisse devant se contenter de la portion congrue.
La dîme est redevance religieuse prélevée à l'origine sur tous les bénéfices, y compris commerciaux et artisanaux, mais portant pratiquement uniquement sur les fruits de la terre et sur les troupeaux. Elle est prélevée sur toutes les terres, quels que soient le rang et la religion de leurs possesseurs. En règle générale, les bois, les prés et les produits des étangs ne sont pas sujets à la dîme. Un percepteur, ou un dîmier, est chargé de la lever avant que la récolte soit engrangée, au profit du décimateur (celui qui a droit à la dîme). La dîme n'est pas portable mais quérable. La quotité de la dîme est affaire de coutume et elle peut varier, en un même lieu, d'un pays à l'autre. Les taux varient beaucoup mais en général, ils se situent autour du dizième de la récolte (mais fréquemment entre 1/11 et 1/13). C’est un impôt très lourd pour la paysannerie.
On distingue :
- Les grosses dîmes, qui portent sur les revenus les plus importants : froment, seigle, orge, avoine et vin.
- Les menues dîmes, portant sur les légumes et les fruits des arbres (appelées aussi «vertes dîmes»).
- Les dîmes de charnage portant sur le croît des troupeaux.
- Les dîmes novales, portant sur les nouveaux fruits. Il y a dîme novale pour les terres récemment défrichées et portant récolte, ou quand sur une même terre on passe de fruits non décimables à des fruits décimables. Lorsque les cultures cessent, la dîme cesse.
C'est au VIe siècle que le caractère obligatoire de la dîme est mentionné pour la première fois: le deuxième concile de Mâcon, tenu en 585, menace d'excommunication les fidèles qui refusent de verser les dîmes. La législation capitulaire des Carolingiens transforme cette obligation religieuse en obligation civile: l'État intervient, au besoin par la contrainte, pour imposer le versement des dîmes dues à l'Église. Ce caractère fut conservé jusqu'à la Révolution.
À l'origine, seuls les desservants du culte la touchaient. Mais, à partir du IXe siècle, les monastères, puis les laïcs propriétaires d'églises (fief cédé ou usurpé), peuvent la percevoir, en principe pour entretenir le curé de leur église, en fait à leur profit. C’est La dîme inféodée. Avec le triomphe de la féodalité, les évêques n'hésitent pas à donner des dîmes en fief à des laïcs. Ces abus rendent la dîme très impopulaire: l'hostilité aux dîmes fut un des moteurs de l'anticléricalisme médiéval.
En France, l'Assemblée constituante convertit les dîmes en argent; la Convention les supprima le 17 juillet 1793. Par la suite, en France, le clergé fut entretenu par l'État; mais lors de la séparation de l'Église et de l'État en 1905, ce dernier cessa d'entretenir les cultes; aussi la dîme fut-elle réintroduite, sous une autre forme et sous un autre nom: le denier du culte, du moins dans son principe. La dîme s'est maintenue sous sa forme primitive dans certains pays, par exemple le Canada: elle est reconnue par l'État comme le moyen normal de subvenir aux besoins des prêtres.
Donner à Dieu, c’est recevoir !
Malachie 3.10-12
1. Toute obéissance est suivie de bénédiction
• Loi du royaume : tout commandement cache bénédiction spirituelle, matérielle
- [A* Chrétien à un jeune Dès ton 1er salaire, donne la dîme William Colgate]
2. Des fenêtres au ciel, pour nous
• Ouvertes au-dessus de la tête de ceux qui donnent la dîme
- On voit la différence entre celui qui sert et l’autre Malachie 3.18
- Parents : apprendre aux enfants à donner de leur argent de poche
• Si le peuple de Dieu apportait sa dîme, l’Église serait une église riche !
- Plus de moyens pour Dieu, chrétiens, le prochain, pour faire beaucoup plus
- Evangélisation, mission, ministère
- Locaux, moyens (enfance, jeunesse…)
- Social : pauvres, aides, bourses
- Aide aux Associations caritatives, à la ville, mairies…
3. Quelques principes et règles
• L'ordre dans le processus divin
- D’abord dîme, ensuite vient la bénédiction
- Pas l’inverse : ne pas attendre d’être béni pour donner !
- Commencer notre fidélité dans les petites choses, les sommes infimes !
• Comptes à rendre, comme tout gérant
- Tout de Dieu, même salaire : rien d’acquis même par mon effort
- Gouverner l'argent, c'est ôter le pouvoir à Mammon, avarice, convoitise
- Pas de gestion pour la dîme : 10 %, automatique
• Demander la sagesse pour gérer nos finances
- Au lieu de demander la richesse, car le chrétien ne manquera jamais de rien
- Ex : la prière du roi Salomon demandant la sagesse
• Engagement envers Dieu
Conclusion
Considérations divines
• Avant et après la dîme
- Avant la dîme, si ma main est retenue : c’est tromper Dieu, du vol !
- Après la dîme, si ma main donne, la générosité commence seulement !
• Quand Dieu est honoré par la dîme, son peuple est heureux, protégé
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Malachie 3.10-12