« Survint une femme de la ville… Elle avait appris que Jésus mangeait chez le Pharisien ». Jésus regarde cette femme comme le Créateur regarde son œuvre, dans toute sa beauté. Il ne se laisse pas impressionner par le péché, mais devant sa foi il lui dit : « Ta foi t’a sauvée ! » La foi de cette femme pécheresse s’enracine dans le regard de Jésus sur elle. Il ne se laisse pas impressionner par le péché. Jésus la regarde avec foi, avec une confiance infinie. Il voit en elle l’enfant tendrement chérie du Père. L’espérance de Jésus pour cette femme est de toucher son cœur qui va alors retrouver toute sa beauté. Son éclat intérieur ne peut être attaqué, elle est le bien le plus précieux de Dieu. Elle est comme cette pierre précieuse qui se trouve engluée dans la misère. Elle a tellement honte d’elle-même qu’elle ne peut pas sortir de cette culpabilité. Elle sait ce que pense d’elle le Pharisien ! mais elle n’en a aucun souci. Il lui faut aller rencontrer Jésus directement pour trouver le pardon de Dieu. Elle se penche tout en pleurs aux pieds de Jésus. « Qu’ils sont beaux les pieds de celui qui annonce la bonne Nouvelle. » « Le Pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : Si cet homme était un prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche et ce qu’elle est : une pécheresse ». Le salut de Dieu arrive par l’humanité de Jésus. Jésus va reprendre le geste de la femme. Il dira à Simon qui est scandalisé : « Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas lavé les pieds : Elle a mouillé mes pieds de ses larmes, elle les a essuyé de ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; Elle n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. » Dans les actes de cette femme si pauvre et pécheresse, Jésus sait voir les gestes d’amour. Il sait lire les intentions de son cœur. Il faut un changement de regard dit-il à Simon. Le regard de Jésus renouvelle cette femme : « Tu ne m’as pas versé de parfum sur ma tête, elle n’a pas cessé de parfumer mes pieds ». Le parfum emplit la maison, c’est la bonne odeur du Christ. Nous avons tous besoin du regard de Jésus pour guérir.
« À cause de ton grand amour tu es sauvée dit Jésus ». Nous sommes devant le mystère de cette reconnaissance du don de Dieu. C’est le mystère de l’humanité que Marie a porté dans son grand amour et qui désormais la rend immaculée. Nous savons par que le parfum répandu dans toute la maison est la bonne odeur du Christ qui se donne dans les vertus théologales : « Foi, espérance et charité. » Ce sont ces vertus qui ont de profondes liaisons entre elles. C’est par des actes de Foi que nous rencontrons le Sauveur de l’humanité présent aujourd’hui dans son Église. Grâce à sa foi, cette femme reçoit ce qu’elle est venue chercher : le salut. Si la porte de notre cœur s’ouvre, l’amour de Dieu va entrer dans notre cœur et nous chanterons comme à Pâques : « Alléluia ». Le regard de Jésus renouvelle notre regard. Ce mystère est manifesté dans la première lettre de Paul à Timothée.
« Que personne ne te méprise, mais fais attention à toi ». Par ta façon de parler, de vivre, par ton amour, ta foi, la pureté de ta vie, c’est le mystère de chacun de nous. C’est aussi le mystère du Sacerdoce, le Christ vivant au milieu de son peuple. Lui qui est la tête de ce nouveau Corps sauve le monde par sa passion, par sa résurrection. Il lui donne son Corps et son Sang en nourriture. « Ne néglige pas le don de Dieu qui est en toi ». Quand nous célébrons l’eucharistie, nous savons que c’est vraiment un des dons les plus précieux dont l’humanité a besoin pour être renouvelée. Quand nous recevons le pardon, c’est vraiment Jésus qui pardonne. « Que tous voient tes progrès, sois attentif, à ta conduite et à ton enseignement ; mets-y de la persévérance ».