La Bible raconte l’histoire comme suit :Jésus est allé sur une haute montagne avec trois de ses disciples. Là, tout en priant et en présence de ses disciples, il s’est transfiguré. Son visage a brillé comme le soleil et ses vêtements sont devenus aussi blancs que la lumière, alors que deux prophètes sont apparus près de lui. Soudain un nuage lumineux a couvert le groupe et une voix provenant de l’intérieur a dit : « Ceci est mon fils, mon bien aimé, écoutez le ».
Quand ils ont entendu cela, les disciples ont été pris de crainte, mais Jésus les a rassurés et les a préparés pour le combat terrible, dont ils devaient être les témoins, menant à sa crucifixion, et à la gloire céleste qui s’ensuivrait. Ces mots, « Ceci est mon fils, mon bien aimé », avaient déjà été entendus une fois, lors du baptême du Christ. La Transfiguration de notre Seigneur est le point culminant de sa vie publique, car son baptême en est le point de départ, et son ascension, la fin.
Les prophètes apparaissant près de Jésus sont Moïse et Elie, deux figures du Vieux Testament. Le premier représente la loi et le second les prophètes. C’est écrit dans les lois comme dans les livres prophétiques, écrit au sujet de Jésus. Mais de quoi discutaient-ils avec Jésus? Luc l’évangéliste dit qu’ils parlaient de la mort de Jésus (Lk 9:31).
La discussion de ces prophètes lumineux portait sur la révélation de la transfiguration résurrectionnelle de Jésus. Par sa résurrection, Jésus a vaincu la mort.
La fête de la Transfiguration a commencé à être célébré au IVe siècle, en Asie, probablement chez les Arméniens. Ceux-ci la célèbrent d’une manière particulièrement solennelle : ils s’y préparent par un jeûne de six jours et la font durer trois jours. Comme plusieurs autres fêtes chrétiennes, la Transfiguration semble avoir remplacé une fête païenne, une " fête de la nature " : la bénédiction des fruits nouveaux, le jour de la Transfiguration, est peut être un vestige de cette origine. Très tôt adoptée dans l’Église grecque, cette fête ne s’est introduite qu’au IXe siècle dans l’Église latine ; et encore n’est-ce qu’au XVe siècle qu’elle a été généralement adoptée en Occident.
Dans la tradition de l’église arménienne, l’origine de cette fête est attribuée à St Grégoire l’Illuminateur, qui l’a substituée à une fête païenne appelée Vartavar. En juillet, quand les champs et les bois de l’Arménie étaient entièrement bourgeonnants, des festivités de Vartavar se tenaient en l’honneur d’Asdghig : roi, princes et peuple, réunis dans les plaines fleuries sur les rives des fleuves, participaient à de joyeuses festivités beaucoup de jeunes. Les noms qui sont associés avec Vartavar et Aylaguerboutioun Vartavar ou Vartivar, Vartanouche, Vartouhy, Nevart, Baydzar, Vartkes, Vart